

Deux salles sont réservées à ces moments forts de l’histoire.
Notre espèce, occupée qu’elle était à se perpétuer dans l’adversité, avait délégué à quelques individus parmi les plus doués, la maîtrise de savoirs indispensables, et leur transmission. Les druides de la civilisation celtique incarnent encore cette polyvalence, et leur connaissance de la nature servira de souche aux savoirs occultes bien après l’avènement du christianisme.
Les Grecs, pour leur part, ont distingué métaphysique et magie. Entre autres trouvailles,
on leur doit la «sorcière moderne» avec Circé, l’envoûteuse de l’Odyssée, et surtout
la cruelle Médée, qui associe maléfice et féminité. Une image qui s’imposera lors
de l’arrivée d’un nouveau personnage promis à une belle carrière, et placé lui aussi
sur le terrain de la séduction : le diable !
En s’affirmant en Occident, le christianisme
s’est employé à éradiquer les rites païens, maintenus par quelques lignées d’irréductibles
sorciers. Au Moyen-
La chasse est lancée à travers les campagnes : elle s’en prend plus volontiers au
sexe faible et est ravivée lors de périodes troubles. Ces procès ont souvent servi
d’exutoires à des passions et des rancunes bien humaines. Jusqu’à l’hystérie collective
de l’affaire des sorcières de Salem (Massachussets -
