

Les herbes qui guérissent, les herbes qui estourbissent, les herbes qui tuent... une «bonne» sorcière devait savoir les distinguer et en faire usage. Ces connaissances botaniques empiriques étaient très sûres, ce qui n’excluait pas quelques extrapolations : la mandragore, reine de l’herbier magique avec ses étonnantes racines anthropomorphes, stimulait déjà hautement l’imagination avant d’embrumer les esprits. Narcotiques, vénéneuses, telles la belladone, la jusquiame ou le datura, les plantes favorites des sorcières pouvaient servir aussi bien de remède que de poison ... la nuance réside dans le dosage. Pour se rendre invisible et voler jusqu’à un lieu de sabbat, la sorcière devait s’enduire le corps d’un onguent. En buvant une bonne lampée de mixture douteuse au préalable, elle était encore plus sûre... de planer !
Mais ce sont surtout les étonnants paramètres occultes de cette petite cuisine, qui en faisaient tout... le charme ! Jugez plutôt, à travers cette «recette» du Petit Albert.
Pour être fortuné dans les jeux d’adresse et de hasard :
Prenez une anguille morte
par faute d’eau, prenez le fiel d’un taureau qui aura été tué par la fureur des chiens,
mettez-
Découvrez les plantes magiques et les secrets dans le grenier des sorcières.
